#VisMaVieDePigiste #1 « Quand on me commande un deuxième papier »

Une nouvelle chronique si possible récurrente sur mon blog. Comme son nom l’indique, il s’agira de partager mon quotidien de journaliste-pigiste-bienheureuse. Un moyen de faire de l’éducation aux médias, notamment, un sujet qui m’importe; tout en renseignant les collégiens/lycéens/étudiants/adultes en reconversion qui aboutiraient ici en cherchant des informations sur le métier de journaliste. 

Le plus compliqué, quand on est journaliste pigiste, ce n’est pas forcément de décrocher une pige avec un nouveau journal / nouvel employeur potentiel. Pour peu que le sujet soit bien anglé, proposé au bon moment, à la bonne personne, on peut y arriver. Non, le plus compliqué, et le plus satisfaisant, c’est d’obtenir une deuxième commande après la première: c’est celle-là qui prouve que le travail a été apprécié, et qu’on peut peut-être envisager de collaborer régulièrement ensemble – en fonction des fluctuations des budgets piges, bien évidemment…

Depuis ma démission et mon retour à la pige l’année dernière, je collabore ainsi « à l’année », à un rythme plus ou moins régulier, avec Phosphore, Le Particulier, MarieClaire.fr, Le Figaro étudiant… Pour le journaliste pigiste, c’est important d’avoir quelques collaborations « de fond », dans la durée, parce que c’est ce qui évite de se faire des nœuds au cerveau quand on essuie des refus à ses propositions de sujets – ou une absence de réponse, les rédacteurs en chefs étant souvent débordés.

La collaboration régulière, c’est aussi ce qui permet de travailler en confiance. Certains rédacteurs en chef, pas la majorité heureusement, sont en effet parfois pas très honnêtes dans leur relation avec les journalistes indépendants. Ils sont vus comme une source de bons sujets – à faire faire en interne par les journalistes de la maison. Une idée de sujet ne se dépose pas, bien sûr. Mais quand on voit publiée dans un journal une enquête qu’on avait proposée quelques semaines plus tôt, il y a de quoi être énervé. Une expérience que je n’ai encore jamais vécue, mais maintes fois racontée sur les forums de journalistes par des pigistes échaudés. 

Tout le charme de la deuxième commande, outre cette confiance qui peut commencer à se tisser, c’est aussi de pouvoir s’y plonger avec beaucoup moins de stress. Le premier papier, c’est toujours une énorme pression. On est persuadé qu’on ne va pas y arriver, on n’arrive pas à aligner trois lignes en deux heures, on (je) procrastine comme un fou. Quand arrive le deuxième papier, on sait qu’on peut le faire. Puisqu’on l’a déjà fait une fois.

Bref, tout ça pour dire que l’hebdo Grazia m’a commandé une 2e pige aujourd’hui. Doublement ravie car c’est pour parler d’enseignement supérieur, sur un sujet qui me tient à cœur. Sujet que je ne vous livrerai pas, rapport au deuxième paragraphe de ce post. Papier à lire dans le numéro du 7 juillet.

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