A propos des mentions et des émotions (et des parents qui partagent les exploits de leurs enfants sur les réseaux)

IMG_6741 (2).JPG
Rose

Mercredi 12 juillet, 10h01. Résultats du brevet pour l’académie de Versailles. Je file sur le site du SIEC,  tape le nom de ma cadette. Pas de résultat – ah oui, j’ai oublié le tiret entre les deux noms. Je retente.

S’affiche alors :

Brevet

Suis contente. Ravie, fière. Réaction de l’intéressée face à mon enthousiasme : « M’enfin Maman, c’est que le brevet ! ». Sauf que pour moi, c’est plein d’autres choses.

C’est son avidité d’apprendre depuis toujours, c’est le souvenir de son entrée en 6e et son cartable plus lourd qu’elle, c’est son premier mot lu, c’est sa naissance incroyable les yeux ouverts dans la canicule de 2003. C’est la fois où j’ai cru qu’elle avait été enlevée, celle où je l’ai vu sortir son dériveur des vagues d’Erdeven sans faiblir, celle où elle a bravé sa peur pour sauter dans l’eau noire de la petite mer d’Etel. Ce sont les larmes qui me montent aux yeux à chaque fois qu’elle s’installe au piano.

Et puis c’est aussi son aînée qui a eu le brevet l’année dernière avec la même mention, et c’est aussi son petit frère qui n’a pas tiré les mêmes cartes que ses deux aînées, et pour qui « tout ça » s’annonce moins « facile ».

Bref, non, ce n’est pas « que le brevet », c’est juste plein d’émotions et de souvenirs et de doutes. Est-ce qu’on a bien fait de les laisser dans les établissements publics de secteur pas hyper réputés (oui), est-ce qu’on les valorise chacun comme il faut, avec leurs différences, leurs faiblesses et leurs forces, est-ce qu’on les accompagne bien, trop, pas assez… Est-ce que nous sommes de bons parents ?

Je crois que tous les darons qui partagent depuis une semaine les résultats au bac ou au brevet de leur progéniture sont à peu près dans le même état d’esprit que nous. Etre parents, c’est douter, souvent. Alors quand on voit écrit noir sur blanc une réussite, qu’elle soit modeste ou éclatante, on a juste envie de la crier au monde entier. Pour se rassurer.

Je me demande dans quel état je serai quand viendra l’heure du bac – sans même parler de toutes les échéances qui suivront… Ayant eu la chance/folie de mettre au monde une fratrie de trois enfants en trois ans et demi, nous les parents avons donc logiquement commencé en juin 2016 un long cycle d’examens nationaux : au minimum un tous les ans jusqu’en 2023…

En attendant la prochaine échéance, savourons.

 

PS : Pendant que j’écrivais ce post ma cadette récupérait ses notes, et sa moyenne générale : 19,38 / 20. Pas mal. Cette année le taux de mention TB en Ile de France a battu des records : 34% des reçus, contre 18% en 2016.

 

2 commentaires

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s