Demain, c’est la rentrée

Vous avez remarqué ? Cette année, les 2006 entrent en 6e, les 2005, en 5e, les 2004 en 4e, les 2003 en 3e, les 2002, en 2nde, et les 2001 en 1ère…

Heureuse mère de modèles de 2001, 2003, et 2005, je vais donc entrer simultanément en 1ère, 2nde, et 5e (le modèle 2003 a triché). Bref, c’est la rentrée demain, et je n’ai jamais été aussi cool. C’est même la première fois depuis 13 ans que je fais aussi peu de choses pour préparer la rentrée scolaire. J’ai tout juste commandé quelques fournitures par internet, et je n’ai même pas eu à aller les chercher. Les sacs ont été remplis sans moi, les étiquettes collées sur les cahiers hors de ma vue, même les tenues de rentrée ont été préparées en toute autonomie, ou quasi. J’ai signé deux/trois papiers pour les inscriptions, mais je n’ai même pas eu à remplir les formulaires des cartes ImaginR (à 350 euros pièce, je me contente volontiers de ne faire que le chèque).

Le secret de cette zénitude ? J’ai des enfants grands. Autonomes. Et si parfois j’ai la nostalgie du temps qui passe, des petites menottes collantes et des cous dodus qui sentent la Blédine, ça ne dure pas trop longtemps. Avec trois enfants en trois ans et demi, j’ai eu ma dose de maternage intensif. Et quand je vois autour de moi des amis ou des collègues dotées de modèles plus récents, qui les épuisent jusqu’à la moelle comme il se doit, j’ai envie de leur dire qu’il faut tenir bon : tout ça va passer très vite. Vraiment. Moi non plus, je n’y croyais pas, quand, épuisée par mes petits, au bout du rouleau, j’entendais d’autres parents me souffler : « ça va passer vite ». Mais ils avaient raison.

Et d’ailleurs je veux bien avouer que, si je suis redevenue freelance il y a un peu plus d’un an, c’est aussi, justement, pour profiter de mes enfants – ça n’est pas très « power people » de dire les choses comme ça, mais j’assume. Je n’ai pas fait des enfants pour les voir deux heures par jour et le week-end. Etre pigiste me permet de les croiser plus souvent, d’être là « au cas où », de les regarder finir de grandir. Un merveilleux spectacle dont j’avais bien profité jusqu’au 10 ans de l’aînée, mais qui m’avait un peu échappé ces dernières années. « Chaque jour est une vie », chante Louis Chédid.

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Parfois quand je dis l’âge de mes merveilles (16, 14, et 12 et demi), mes interlocuteurs prennent un air navré, un peu comme si je venais de leur annoncer que j’ai une maladie grave. « Trois ados à la maison, ça doit être l’enfer ! ». Bah, non, en fait. Jusqu’ici tout va bien. Certes, le petit dernier a encore l’âge d’être suivi de près, mais les deux grandes s’assument tellement bien qu’il y a tout juste besoin d’un petit recadrage de temps en temps, histoire de rappeler qui sont les parents. Mes ados, comme la plupart de ceux que je connais, sont plutôt sympas, faciles à vivre, drôles, même. D’ailleurs, quand j’y pense, je crois bien que je ne connais pas un seul ado vraiment pénible autour de moi. Mes neveux et nièces ados sont des crèmes, tout comme mes deux filleuls, des grands gaillards d’1m80, au moins. Les enfants des copains me semblent franchement tout aussi cools. Ils sont bien, les ados d’aujourd’hui ! Finalement, le seul défaut de mes enfants, c’est de grandir à la vitesse de la lumière, ce qui me rappelle à peu près une fois par jour que, dans quelques années, ils ne seront plus à la maison.

Alors sans attendre, je profite de leur lumière, et je soigne avec attention la mienne. Histoire de ne pas trop m’éteindre le jour où nous ne serons plus cinq à table tous les soirs.

 

« Chaque jour est une vie », Louis Chédid, 2001.

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3 commentaires

  1. Merci pour ce bel article ! Pour ma part, je me dis plus qu’un an avant l’école pour ma fille. J’adore la voir grandir, elle commence à bien parler, c’est tellement plus facile de communiquer de faire des choses ensemble…et en même temps je me dis que ce sera la dernière année où elle sera encore mon « bébé »…

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      • oui je pense que la mienne sera encore câline mais je pensais plus au fait que l’école, c’est aussi l’acceptation de l’influence de la société et de toutes ses pervertions, des effets de groupe….bref, ayant très mal vécu l’école petite (bcp bcp de souffrances et d’humiliations de la part des autres de la maternelle à la 2ème année d’étude pour moi…), je ne souhaite pas que ma fille vive ça et en même temps je sais que je ne dois pas projeter mes peurs et mon vécu sur elle 😉

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